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mardi 28 juillet 2009

+ ou - ??

Eh ben dites donc, ça fait un bout de temps que je ne suis pas venue écrire...

La raison est fort simple: je n'ai aucune idée de ce qui se passe! J'ai eu un supposé cycle de 23 jours auquel je n'ai cru qu'à moitié, puis des règles qui ne ressemblaient à rien (tellement moins abondantes que d'habitude...). Du coup je n'ai pas su si je devais vraiment clore ce fameux cycle de 23 jours ou attendre un peu et continuer à compter les jours, et puis à force de compter deux supposés cycles en même temps, j'ai perdu le fil, égaré mon thermomètre, oublié de le retrouver pour prendre ma température, et ça m'a fait un bien fou. J'ai décroché, mais alors là, complètement.

J'ai aussi décidé de rediminuer ma dose de metformin, n'étant plus capable de supporter les effets secondaires qui revenaient toujours par intermittence... J'en étais rendue à un point où je voulais tout arrêter, alors bon, aussi bien me faciliter la vie, et y aller à mon rythme, et à une dose supportable pour moi. Tant qu'à tout lâcher...

Enfin bref, à travers tout ça, me voilà avec mes désormais célèbres symptômes de fin de cycle, seins sensibles, petits maux de coeur, petits maux de ventre... Si mes dernières règles en étaient vraiment, je serais maintenant au jour 31, quelque chose comme ça. Si mes dernières règles en étaient vraiment, je pourrais supposer que le metformin commence enfin visiblement à affecter mon système hormonal, et je pourrais me dire que j'ai une chance d'avoir ovulé ce mois-ci... Enfin, vous me voyez venir...

***

Il y a environ une semaine, j'ai recommencé à prendre ma température. Juste pour voir. Et juste aussi parce que "il faudrait bien"... 36,6 , tout le temps, chaque matin. Pour moi, c'est haut. Je me promène généralement entre 35,9 et 36,1. Et aussi, c'est étonnant de voir que ma température est systématiquement la même, moi qui ai l'habitude des dents de scie. Plutôt bon signe, tout ça.

Bon, ok, ce matin, n'en pouvant plus d'attendre, je me claque un test de grossesse. Et si? Je fais le rituel pipi dans le pot, sans même m'énerver, tellement je l'ai fait souvent. Je manie la pipette cheap d'une main de maître, dépose le bon nombre de gouttes sur le test... Bah, je sais bien que ce sera négatif, comme d'habitude...

Sur le coup, rien n'apparaît. Évidemment. Les instructions disent d'attendre 10 minutes pour l'apparition de la fameuse 2e ligne, dans le cas d'un résultat faible... 10 minutes!! Je n'ai pas cette patience, il est 7h00 du matin, j'ai les deux yeux dans le même trou, et puis je suis convaincue que c'est négatif de toute façon... j'ai dû me faire des idées comme d'habitude. C'est si facile, se faire des idées. "J'ai mal au ventre" (comme d'habitude), "j'ai mal au coeur" (depuis que je prends le metformin, le mal de coeur peut survenir n'importe quand), "j'ai mal aux seins" (bah, pas tant que ça... pas plus que d'habitude avant mes règles... pffff)...

Bref, je retourne rejoindre mon chum et mon chien qui dorment à poings et à coussinets fermés dans le lit. Et je me rendors... 20 minutes, une demie-heure, une heure, je ne sais plus trop...

En me levant, je retourne dans la salle de bains, et le test est là, sur le comptoir... avec ce qui me semble être une pâlotte deuxième ligne... Est-ce vraiment possible? Est-ce que je peux faire confiance à ça? Est-ce que le test a été là trop longtemps pour être fiable? Est-ce que la ligne est trop pâle pour correspondre à un test... positif???

Pendant 2 secondes, j'ai envisagé de garder ça pour moi... Après tout, personne n'est obligé de savoir que j'ai des doutes "que-peut-être-que" pour la énième fois. Et puis finalement, à la 3e seconde et quart, je me suis dit: "Tant pis". Tant pis. Mon chum sait, mon chien sait, vous savez. Je raconte tout le reste, alors je ne vois pas pourquoi je serais pudique tout à coup. Bien sûr, j'ai un peu honte. J'ai des doutes "que-peut-être-que" pour la énième fois. Je suis encore capable de croire que ça se peut, qu'un jour ça arrivera, encore capable d'espérer. Je suis encore capable d'être naïve, de m'emballer pour des pseudo signes et des pseudo symptômes. Je suis incorrigible.

Bref, je ne sais rien de plus, je devrai sans doute refaire un autre test d'ici une semaine, sans "botcher" la procédure, cette fois...

Mais en attendant, même si je crains d'être déçue comme d'habitude, ça fait quand même du bien de voir que c'est encore possible d'y croire... :-)

jeudi 4 juin 2009

Jour 1

Eh bien cette fois, pas de larmes, pas de déception, pas de drame.

J'ai mes règles, et je n'ai qu'une chose à déclarer: enfin!!

C'est fou comme avec ce jour 1, tout change... Enfin, tout recommence; enfin, y'a de l'espoir; enfin, je me dis que ce cycle-là sera peut-être meilleur, et qui sait, peut-être le bon...

Ça fait déjà plus de deux mois que je suis sous médication... j'avoue que si cette fois-ci, je ne vois pas au moins une quelconque amélioration dans ma courbe de température, ou dans la durée de mon cycle, je vais commencer à me poser de sérieuses questions à propos de l'efficacité de ce truc sur mon système.

Mais bon, pas aujourd'hui, les questions! Ça fait trop longtemps que j'attends mon "retour à la normale" pour me le gâcher aussi vite :O)

mercredi 3 juin 2009

Rien de nouveau sous le soleil

Rien, je vous dis. Jour 50 demain. Le néant total.

Ou en fait, non, pas le néant. Le plein total, plutôt. Je déborde de partout. Le spm me sort par les oreilles, et ce depuis plus de 2 semaines aujourd'hui, si bien que je crois que j'ai oublié comment on se sent quand on est dans un état normal. J'ai mal partout, tout m'énerve, je suis une chiâleuse professionnelle. Je suis maladroite comme dix. J'ai la tremblotte, je ne me sens pas bien, je ris, je pleure, et je suis convaincue que je serais capable de tuer quelqu'un avec une essoreuse à salade.

Vous connaissez des moyens de torture, vous? Bien sûr que oui, du moins si vous avez le moindrement écouté la télé ces derniers temps... Bander les yeux à quelqu'un et lui laisser tomber une goutte d'eau froide sur le crâne à toutes les 5 secondes pendant 3 jours. Isoler le sujet dans une cellule sans lumière et lui faire entendre un bruit gossant sans arrêt pendant 24 heures...

Faire croire au sujet, par une crampe bien sentie et divers symptômes désagréables, que ses règles vont se pointer, à chaque heure du jour, pendant 2 semaines.

Ça rend fou. J'ai l'impression que mon corps est une machine encrassée et paresseuse incapable de se remettre en marche... Et pourtant je lui donne tout ce qu'il faut. Je l'écoute, je le repose, je prends ma médication, je le nourris bien et je tiens bon, je bois de l'eau et du thé vert, je sors dehors, je vais chez l'acupunctrice, bordel, je fais même du jogging!...

Alors voilà... que dire de plus... je suis dans cette attente, c'est tout. Ça me désespère bien un brin, mais je ne peux rien y faire de plus que ce que je fais là... donc en attendant que quelque chose se passe, je me divertis du mieux que je peux.

Vous connaissez "Dexter"? Plutôt satisfaisant comme divertissement pour ce genre de période! :-)


mercredi 27 mai 2009

Vivement les vacances

J'ai discouru lundi sur mon goût de tout abandonner... Vous savez, cette impression que le salut réside dans un road trip à la durée indéterminée, à la destination imprécise, avec pas-de-téléphone, pas-de-télé, pas-d'ordi ? Je sais que ça fait un peu lâche, vouloir abandonner... J'ai tellement lu d'histoires pires que la mienne, des filles qui passent par tout plein d'inséminations, voire de fécondations in vitro infructueuses, et qui recommencent, et qui recommencent, pleines d'espoir d'un jour rencontrer leur futur petit bout...

Moi, je sais pas si c'est le spm, mais j'ai l'impression que si dès maintenant je pouvais lui parler, à ce futur petit bout, je lui en voudrais presque. J'en veux à ché-pas-quoi, en fait. J'en veux au fait que ce ne soit pas simple alors que ça "devrait" l'être. J'en veux au fait que vouloir un enfant, c'est supposé être beau, être plein d'amour, plein de douceur et d'envie, et que c'est rendu triste, difficile, douloureux, exaspérant, gossant, chiant. J'en veux à la vie qui m'a caché les écritures en petits caractères dans le bas du contrat: si j'avais su dans quoi je m'embarquais, dans quelle difficulté... est-ce je n'y aurais pas réfléchi deux fois??

J'en veux à tout le monde qui arrive à me faire croire qu'il faut lâcher-prise pour que ça marche; j'en veux au fait que si tu lâches vraiment prise, ben c'est qu'au fond, tu ne veux plus à tout prix que ça marche, alors à quoi bon prendre toutes ces pilules pour faire un bébé?? ; j'en veux au fait que lâcher-prise juste pour que ça fonctionne, ben c'est ratoureux pis ça se peut pas. Moi j'ai besoin de lâcher prise, mais je me sens comme sur le bord d'un précipice, et j'ai l'impression que si je lâche prise, c'est toute mon envie d'avoir un enfant que je lâche en même temps, et que je regarde tomber dans le vide... et tant qu'à lâcher dans le vide mon envie d'un bébé, aussi ben pas en vouloir pantoute, me gâter et cesser de prendre tous ces maudits médicaments qui me font rusher et qui ne fonctionnent même pas, du moins, jusqu'à présent.

Et donc, j'oscille comme ça, je veux, je veux pas, je suis tannée, j'espère, je sais plus trop... qu'est-ce que je veux, déjà?

Tout ça devient tellement envahissant, que finalement, tout ce que je veux, c'est la paix.
La sainte paix, la mer, ma tite guitare cheap.

Voilà voilà, vivement les vacances...

lundi 25 mai 2009

Les cycles longs

J'ai des cycles longs. Ultra longs. Archi longs.

"-T'as des cycles longs? Ah ben c'est cool! Au moins t'as pas tes règles trop souvent..."

Je l'ai entendue souvent celle-là! Longtemps, ça ne m'a pas dérangée: après tout, ce n'est pas complètement faux. Qui voudrait être menstruée aux 20 jours? (Au secours!..)

Pas moi. J'ai des cycles loooooooooooooonnngs.... (soupir)

D'après ce que j'ai pu comprendre au cours de mes lectures, il y a différents types de cycles longs. Il y a ceux qui s'éternisent avant l'ovulation, ceux qui s'éternisent après l'ovulation, et...

Ceux dans lesquels il n'y a pas eu d'ovulation.

En principe, madame tout le monde peut avoir des cycles de 28 jours, de 32 jours, et hop, un cycle de 34 jours qui s'infiltre dans le lot: rien de grave. C'est sans doute la période avant l'ovulation qui a pris plus de temps, la dite ovulation ayant tout de même eu lieu 14 jours avant les règles.

Mais savez-vous quoi?

Quand c'est la partie post-ovulatoire du cycle qui s'éternise (ce qui semble être mon cas... du moins quand j'ovule), et bien premièrement, ce n'est pas exactement normal puisque c'est dû au foutu dérèglement hormonal, et deuxièmement, ce n'est pas du tout agréable.

Pas agréable du tout. Très désagréable. Trois lettres pour le dire:

S.
P.
M.

Vous savez, l'humeur massacrante? L'impatience? Les larmes pour rien? Les seins qui font mal? Le ventre qui crampe sans arrêt sans que rien ne se produise? Le corps gonflé? L'impression d'être grosse et laide? Les "peut-être que je suis enceinte, finalement, avec tout ce retard..." ? Suivis des "Ben non, voyons, ça se peut pas, t'as même pas ovulé!!" ? Vous savez, tout ce désagréable lot de cochonneries qu'on endurerait normalement 2 ou 3 jours?

Je suis au 40e jour aujourd'hui... celui que je ne souhaitais pas atteindre ce mois-ci.
Et je suis sur le "hold" depuis au moins 2 semaines...

Ce matin, j'ai fait un test de grossesse, juste au cas, juste pour voir, juste pour au moins m'enlever les doutes de la caboche. Évidemment, c'était négatif; évidemment, je me suis trouvée complètement nunuche d'avoir eu la naïveté de croire que ça aurait pu être positif...

Aujourd'hui, j'ai franchement le goût d'abandonner.